Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 14:48

Le Parti de Gauche de la Drôme se joint aux syndicats pour manifester contre la réforme des retraites engagée par le gouvernement Solférinien. FO, FSU, Solidaires, CGT.

La retraite à 60 ans, nous on peut !

Points de départ :

- Valence : 14h00 au Champ de Mars,

- Montélimar : 14h30 devant le théâtre.

Rassemblements contre la réforme des retraites

Une analyse de Gérard Estiot du Parti de Gauche Drôme.

Retraites : réforme ou contre – réforme

Cette prétendue réforme se place dans un contexte de plan d’austérité : baisser les retraites et allonger la durée du temps de travail, geler les salaires des fonctionnaires donc baisser leur pouvoir d’ achat, baisser le niveau de la Protection sociale, réformer le marché du Travail, baisser les budgets publics, favoriser les banques privées (cadeau de 30 milliards d’euros pour les banques qui pourront prendre une partie supplémentaire de l’ épargne individuelle des Livrets A, des Livrets de Développement Durable, des Livrets d’Epargne Populaire pour abonder leurs fonds propres) ….

Tout cela au nom de la justice.

Les trois rendez – vous avec ce Gouvernement n’ ont été que des simulacres de consultation : consultations par la Commission MOREAU, conférence sociale des 20 et 21 Juin, rencontre avec les organisations syndicales début Juillet ont renvoyé les syndicats fin Août pour le projet de réforme.

De plus, pour le Gouvernement de François HOLLANDE, certains sujets de discussion sont tabous : dépasser le plafond des 14% du PIB que représente la part des retraites dans ce PIB, retour aux dix meilleures années pour le secteur privé, augmentation du taux d’emploi des femmes, indexation des retraites sur le salaires…

L’effort financier sera demandé en priorité aux salariés et aux retraités pour l’essentiel et très peu au patronat. Justice sociale ?

Ce projet se base sur des mensonges :

« On vit plus longtemps, donc on doit travailler plus longtemps » : Michel ROCARD avait décrété comme inéluctable l’augmentation de la durée de vie. L’espérance de vie en bonne santé à partir de 60 ans stagne et même baisse depuis deux ans (selon EUROSTAT et l’INSEE).

Les 10% auxquels ont droit tous les retraités (article L133 du Code Général des Impôts ) ne sont pas des frais professionnels qui sont d’ailleurs interdits par le Code cité ci-dessus.

Ce projet vise à baisser le pouvoir d’achat des retraités actuels et futurs : alignement de la CSG sur celle des actifs, sous-indexation de la revalorisation du point ARRCO-AGIRC par rapport à l’augmentation des prix, pour les Fonctionnaires prise en compte des dix dernières années (il ne faut pas oublier que durant les dix dernières années, les Fonctionnaires ont eu 6 années de gel de leur salaires : 2 par RAFFARIN, 2 par SARKOZY, 2 par HOLLANDE)

Retraites : et le débat citoyen ?

L’agenda mis en œuvre par le Gouvernement AYRAULT vise à interdire le débat citoyen : trois semaines entre le projet de loi présenté au Conseil des Ministres (18 septembre) et le débat au Parlement (début Octobre). François HOLLANDE veut boucler ce dossier (comme celui de l’assurance-chômage, celui de la Perte d’Autonomie et de la Protection sociale) avant les Municipales de 2014.

Ce projet espère mettre en place un pilotage automatique des retraites pour éviter les rendez-vous avec les partenaires sociaux, qui sont source d’actualité politique et sociale « désobligeante » et de contestation syndicale de la part des syndicats de salariés.

Le Rapport MOREAU, sur lequel va se baser ce projet de réforme, comporte des paramètres non justifiés :

  • Taux de chômage entre 4,5% et 7% pour les années à venir

  • Reprise économique en 2014, donc augmentation du niveau de l’ emploi

  • Modes de financement des systèmes de retraites inchangés, qui aboutit à la baisse des retraites

  • Législation inchangée (donc se basant sur les Réformes BALLADUR, FILLON, SARKOZY)

Retraites : propositions alternatives :

Élargir l’assiette des cotisations sociales au capital. Pour reprendre la part prise par le capital sur le salariat. En effet, les réformes de retraites depuis 1993 ont coûté 7% de PIB, c’est-à-dire que la part des retraites dans le PIB devrait être de 21% et non 14% ! Appliquer aux dividendes le taux de 8,3% aux cotisations sociales patronales rapporterait 12 milliards d’ euros.

Supprimer les niches fiscales patronales

Développer l’emploi féminin à des conditions intéressante pour les femmes bien sûr.

Supprimer l’inégalité des salaires entre Hommes et Femmes (actuellement 20%) qui se traduit par une différence de 33% entre les retraites des femmes et celles des hommes.

Revenir à 40 annuités pour le taux plein, voir 37,5 annuités selon certains syndicats.

Sortir des plans d’austérité qui amènent à la baisse du pouvoir d’achat et à la récession.

Ré-indexer le niveau des retraites sur les salaires en non sur les prix (surtout en période de récession comme actuellement)

Annuler les réformes précédentes : ce qui augmenterait le coût des retraites de 8,8%, soit 1,26% du PIB chaque année jusqu’en 2020 .

Retraites : enjeu de société

Les inégalités entre les retraites viennent des inégalités à la fois :

  • Des systèmes de retraites

  • Des inégalités dues aux emplois

Il faut envisager de :

  • Réaménager l’emploi : diminution du temps de travail hebdomadaire, les contrats de travail, les conditions des licenciement etc…

  • Réorganiser la SOLIDARITÉ entre les générations, réaffirmer le concept de justice sociale, celui de système par répartition (en rejetant le système par cotisation individuelle et par capitalisation)

  • Penser AUTREMENT la VIEILLESSE : L’âge est «une donnée biologique socialement manipulée et manipulable. » Pierre BOURDIEU, Questions de sociologie, 1980. Penser la VIEILLESSE autrement mais reconnue dans un État social : assurer à chaque personne âgée « la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine » (Programme du CNR pour « chaque travailleur et sa famille »)

  • Vieillir dans la DIGNITÉ, dans la RECONNAISSANCE, dans la SOLIDARITÉ par la SOCIÉTÉ en tant que personne humaine, en tant que citoyen-ne.

  • Le rôle du retraité, créateur de lien social, passeur de mémoire et d’expérience, doit être affirmé et valorisé dans une société qui reconnaisse l’activité sociale à sa juste valeur.

Retraites : refuser les changements de système :

Trois systèmes par cotisations définies : cotisations individuelles = on sait ce que l’on paye en cotisations retraites mais on ne sait pas ce que l’ on touchera comme retraites.

Retraites par comptes notionnels : en SUÈDE depuis 1988

Les cotisations (salarié et employeur) sont cumulées virtuellement et, au moment où le salarié fait valoir sa retraite, le montant de la pension est calculé en fonction du cumul des cotisations et de l’espérance de vie de la classe d’âge à laquelle on appartient. Ce système est censé s’affranchir des questions d’âge de départ en retraite et de durée de cotisation. Attac – Louviers, 2010. Ce régime oblige les salariés suédois à souscrire à des retraites complémentaires collectives et individuelles (capitalisation)et à travailler plus longtemps pour avoir une retraite décente. Il ne fonctionne réellement que par un apport de 10,8% par an de l’ État suédois qui doit compenser la faiblesse des retraites notionnelles car les pensions notionnelles baissent si les cotisations correspondantes baissent. D’où l’ obligation pour la Suède d’avoir des fonds de réserves pour les retraites.

Retraites par points : en Allemagne

Système qui attribue des droits à pension en fonction du salaire mais ne fixe pas le niveau des pensions. Le montant de la retraite dépend de la valeur des points, laquelle n'est pas donnée a priori. La valeur du point est ajustée, annuellement, pour que le budget de la caisse soit équilibré. Attac - Louviers, 2010. Comme le taux de remplacement n’ est que de 46%, les salariés allemands sont encouragés par un système de primes fédérales à souscrire une retraite complémentaire par capitalisation. La « pension standard » équivaut au salaire moyen allemand à condition que le salarié ait 45 années de travail effectif. Donc la retraite moyenne des femmes en Allemagne est de 40% de la pensions standard et pour les hommes de 80%. Soit un écart de 50% entre hommes et femmes (en France 33% d’écart). De plus, l’État fédéral allemand compense les retraites par un fonds de réserves (dont le montant est limité par la loi).

Retraites par annuités : au Canada

Les retraites représentent 44% des revenus, donc obligent les salariés canadiens à cotiser à des organismes privés par capitalisation avec des déductions fiscales comme attrait. De plus l’État fédéral canadien, au travers de fonds de réserves, compense par une pension universelle de solidarité plafonnée qui est réétudiée tous les trois ans (donc baisse du pouvoir d’achat entre temps). L’âge légal de départ à la retraite a été supprimé au Canada (à cause de la démographie, de l’insuffisance des fonds de pension).

Rassemblements contre la réforme des retraites

Partager cet article

Repost 0
Parti de Gauche 26
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog du Parti de Gauche 26
  • Le blog du Parti de Gauche 26
  • : Faire de la politique autrement, militer vraiment pour des idées de Gauche, croire qu'un autre monde est possible et le vouloir... « L’avenir ce n’est pas ce qui va arriver, c’est ce que nous allons faire » Gaston Bachelard
  • Contact