Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Faire de la politique autrement, militer vraiment pour des idées de Gauche, croire qu'un autre monde est possible et le vouloir... « L’avenir ce n’est pas ce qui va arriver, c’est ce que nous allons faire » Gaston Bachelard

Publicité

Le gazoduc Eridan, une question Centrale

Le gazoduc Eridan, une question Centrale

Le projet Eridan consiste à construire une nouvelle canalisation de transport de gaz naturel de 220 km entre Saint- Martin-de-Crau (Bouches- du-Rhône) et Saint-Avit (Drôme). Il répond à la nécessité de développer des capacités de transport de gaz naturel dans le sud-est du pays, (axe Sud – Nord), afin de fluidifier les échanges de gaz naturel tant en France qu'en Europe. Néanmoins, ces ambitions affichées par CRT Gaz (l'un des premiers transporteurs européens de gaz naturel) ne convainquent pas tous les riverains de cette future canalisation, ni même certains de leurs interlocuteurs.

Parmi eux, l'autorité de sûreté nucléaire de Lyon a demandé que CRT Gaz aille plus loin dans les risques projetés et "étudie les conséquences des phénomènes dangereux potentiels issus de la canalisation sur les ouvrages du canal de Donzère-Mondragon et s'assure qu'un tel scénario n'est pas susceptible, par endommagement du canal en cas d'explosion de gaz, de remettre en cause le refroidissement des réacteurs nucléaires du CNPE du Tricastin".

Publicité
Réseau de transport actuel et futur.

Réseau de transport actuel et futur.

Repérer la commune proche de chez vous avec des horaires qui vous sont accessibles et vous rendre à la Mairie. L'enquête publique sera close le 31/10 à 12h.

Repérer la commune proche de chez vous avec des horaires qui vous sont accessibles et vous rendre à la Mairie. L'enquête publique sera close le 31/10 à 12h.

Le gazoduc Eridan, une question Centrale

Point de vue de la FNE Vaucluse :

On peut constater avec inquiétude que le tracé retenu passe très près de sites nucléarisés :

Immédiatement de l’autre côté du Rhône, et en zone inondable pour ce qui est de Marcoule (1500m environs).

A quelques kilomètres pour ce qui est du Tricastin, mais au cœur du Périmètre concerné par le Plan Particulier d’Intervention.

La catastrophe survenue à Fukushima et l’accident survenu à Marcoule en 2011, doit éveiller nos consciences sur la possibilité d’un accident majeur survenant par une accumulation d’évènements d’occurrence faible, d’autant plus si l’on prend en compte le vieillissement de nos centrales.

Le tracé du gazoduc ERIDAN s’applique à mettre en place les ingrédients d’une catastrophe impliquant possiblement un site nucléarisé, le gazoduc, un manque d’accessibilité du site du soit à une crue, soit au PPI :

  • Détérioration de la conduite de gaz (défaut, fragilisation) ou suite à un évènement extérieur (accident, séismologie ou attentat), diffusion et inflammation d’une nappe de méthane, lors d'une inondation rendant le lieu de l'accident difficile d'accès, le tout en proximité de sites nucléarisés. Ce scénario aurait sans aucun doute des conséquences qui dépasseront la sécurité civile et/ou militaire.

  • Le scénario inverse serait également à envisager : d'abord un accident nucléaire sur un des sites, nécessitant le déclenchement du PPI. Étant donné le vieillissement grandissant de nos centrales, cette probabilité malheureusement augmente. Si dans cette hypothèse une fuite de méthane chimiquement réactif, inflammable et /ou explosif se rajoute à l’intérieur d’un PPI, la réparation du gazoduc, sera perturbée, retardée, voir impossible. Une crue débordante peut amplifier l’inaccessibilité des sites, ou l’évacuation de la population.

  • Le tracé proposé traverse à 2 reprises le canal Donzère-Mondragon, au sud du Tricastin. Ce canal sert au refroidissement de cette centrale. Si un accident ou attentat, atteint l’intégrité du canal, son contenu se répandra, la centrale ne sera plus refroidie. Roland DESBORDES la CRIIRAD confirme qu’il y a dans cette hypothèse la potentialité d’un accident nucléaire majeur.

Outre l’intérêt public du projet qui ne semble pas avéré, il est démontré que ce projet est de nature à mettre en danger la population de la vallée du Rhône. Un accident pourrait s’évaluer en milliers de morts. Nous ne pouvons rester passifs face à ce risque.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
L
Si on est contre tout, ça ne me semble pas une bonne chose. Bien sûr ce projet n'est pas parfait, mais il peut être amendé. Pour moi il ne fait surtout pas partie des priorités de lutte. Soyons bien conscients de nos contradictions : nous vivons tous avec un rythme de consommation incohérent avec ce type d'opposition. De plus, pour rester lisibles, d'abord stopper le nucléaire, ensuite regarder le reste.<br /> Louis
Répondre